Re:place 2007
Novembre dernier dans la capitale allemande, se tenait la seconde conférence mondiale, après Refresh, sur l’histoire des médias, arts, sciences et technologie. Ce rassemblement tant attendu pour certains, regroupait des artistes, chercheurs, historiens, étudiants, enseignants, autour de ce thème afin d’essayer de lier tous ces sujets entre eux.
Pour cela, une série de 10 sujets au cours desquels 5 intervenants exposaient leurs savoirs et expériences sur le thème indiqué.Tous les jours, avaient lieu plusieurs sujets. Deux à la fois pour nous laisser le choix. Etant une équipe de deux, nous avons naturellement couvert la conférence.
Jeudi 15/11 :
Panel 1 : Place studies : Art/Science / Engineering (>par Junior)
Une conférence particulièrement intéressante sur les débuts de la convergence de l’art, et de la technologie, sur la formation des premiers groupes de travail mêlant artistes et ingénieurs. Sujet abordé par des intervenants Américains, Australien et Espagnol.
Panel 2 : Intersections of Media and Biology
Mélange d’interventions relatant aux mathématiques faisant référence à Léonard de Vinci, aux insectes et notamment microcosmes et à la découverte de nouveaux mondes, à la cognitition et au projet d’Einstein (comment mettre en image les encéphalogrammes lors d’émotions ?), la nécessité de représenter des choses entre autres pour les scientifiques et où est la frontière avec l’art, et pour finir sur un croisement entre médecine, art contemporain (sons) et biologie.
Cinemedia : Archaeologies of Computation and AI in CinemaSession
vidéos/documentaires sur la naissance des machines à calculer, des ordinateurs, la relation homme-machine et son détournement.
Vendredi 16/11 : Panel 3 : Histories of Abstraction
Ou quand les tapis de l’art classic Islamic sont connectés aux nouveaux arts médias. Réflexions sur le matériel / l’immatériel, du corps / l’âme. Ou comment les mathématiciens deviennent des artistes, délaissés et incompris pour être finalement reconnus après leur mort. Des sujets assez farfelus entre lesquels il m’a été difficile de faire des connections.
Panel 4 : Comparative Histories of Art Institutions (>par Junior)
Une thématique très inintéressante mais des conférences menée de manière ennuyeuse. Les sujets abordés par les différents intervenants étaient plutôt contemporains et de plus en rapport avec les pays Baltiques dans lesquels nous nous trouvions.
Panel 5 : Place studies : Media Art Histories
Du point de vue Australien, de la techno culture en Pologne, de la technologie et des performances dans l’Amérique du Nord, et de l’Avant-garde et media au Japon, ce sujet très varié, de par les sujets artistiques et leurs origines,était très bien mené et documenté.
Panel 6 : Media Theory in Cultural Practice (>par Junior)Une conférence particulièrement intéressante sur les débuts de la convergence de l’art, et de la technologie, sur la formation des premiers groupes de travail mêlant artistes et ingénieurs. Sujet abordé par des intervenants Américains, Australien et Espagnol.
Samedi 17/11 :
Panel 9 : Cross-Cultural Perspectives (>par Junior)
Ou comment les nouvelles technologies sont appréhendées par les artistes de différentes cultures. C’est la thématique qui a soulevé les plus vives réactions dans l’audience notamment quant à la position donnée à l’art des pays émergents par les occidentaux. Des sujets tous très très inintéressants et présentés par des intervenants passionnés. Une excellente conférence.
Panel 10 : Cybernetics of Artistics Practices
Sujet très porté sur la relation entre l’homme et la machine. Il a été question de son de ces dernières en tant que dialogue, que les hommes penseraient comme des machines mais surtout comment les ordinateurs font perdre l’art. Cette conférence fut également très mouvementé de par la performance de Brian Reffin Smith (pour ne pas le citer) qui a remis en question tout ce qui avait pu se passer avant : le déroulement d’une présentation avec des slides (ici donné au public comme des petites vignettes, l’utilisation de notes pour le discours broyées dans un mixeur, rejointes peu après par une clé usb … bref que de surprises, rires et d’interrogation ! Le cerveau nous mentirait-il ? La fonction Random ne le serait-elle pas vraiment ? Quant aux ordinateurs, ne faut-il pas les boycotter ? Bref beaucoup d’interactions dans cette dernière conférence !En conclusion, nous avons été très intéressé par ces sujets divers et variés mais plus de connections avec le présent auraient été bienvenues. En effet, le côté historique était, pour nous, trop présent, on aurait aimé une continuité des propos vers la technologie actuel. 
Visuellement, certaines présentations étaient un peu pauvres, certains sujets pour lesquels il est facile de trouver des visuels (ex : Media Art in the Post-Soviet Space, …) méritaient d’être illustrés. Pour les point positifs, le mélange de nationalités et cultures présentes nous a permis de voir et comparer les différentes évolutions dans le temps et la manière. Ça nous a également aguerrit dans notre capacité à comprendre de l’anglais technique dans une conférence.
L’évènement re:place n’était pas uniquement une conférence, il a aussi été en connexion avec une série de manifestations artistiques qui nous permettaient de mieux faire le lien entre les médias d’aujourd’hui et le côté artistiques, ce qui contre-balançait avec le fort côté historique des conférences.Berlin était un excellent choix pour cet évènement, cette magnifique ville est animée par une vie artistique très accessible, débordante voire même bouillonnante.

Junior et Charlotte
